Il doit être dans les environs de minuit. Je tourne la clé de la serrure de mon appartement. Mon sac à la main je pousse la porte et entre. Les fenêtres sont fermées, il fait froid, tout est resté intacte, rien n'a bougé depuis mon départ pour... Paris. On dirait qu'il est sans vie. Le vide. Il reflète donc exactement mon humeur et mes esprits. J'avale difficilement ma salive et reste un moment immobile. J'ai l'impression que mon corps pèse des Tonnes, mon mal de tête s'accentue, je ne tiens plus sur mes jambes. Je n'ai pas réussi à fermer l'½il du voyage. Je ne prends pas la peine d'aller dans ma chambre et m'endors sur le canapé sans enlever ma veste et laissant mes bagages en plein milieu de la porte.
*
Un coup de téléphone me réveille en sursaut. Le téléphone fixe de l'appartement où je vis depuis mes 18 ans. Dans le sud de la France. Voilà que j'ai bientôt dormi 17h. Nous sommes le 23 Juin. - Allo?
- Ah Lola mon dieu enfin.
- Fanny?
- J'arrête pas de te joindre, qu'est que tu fais là?
- J'suis rentré chez moi hier soir en train...
- Mais... J'ai eu peur t'aurais pu me dire ou t'étais!
- T'es où toi?
- Bah à Paris! Où tu veux que j'sois! Pourquoi t'es rentrés sans m'le dire?
- J'suis vraiment désolé j'ai... j'avais besoin de fuir Paris au plus vite et je n'ai pensé à personne à ce moment...
- Qu'est c'qui s'est passé Lola dis moi?
- Je t'expliquerais plus tard dacord? J'essaye de revenir sur Paris au plus vite pour te voir... Je m'en veux tellement... Je sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête je...
- On devait encore passer plusieurs jours chez moi...
- Fanny j'suis désolé...
- C'était beau ce concert... avec toi...
- Oh mon dieu oui... Le plus beau... Pardonnes moi...
- Reviens vite.
- Je te le promets. Mon dieu mais Qu'elle c*nne. Elle raccroche le téléphone alors que je reste immobile fixant le sol. Je m'assois et laisse couler mes larmes. Je n'ai pas eu le courage de lui dire ce qu'il s'est passé. Il faut que je lui dise en face pas derrière une téléphone. Fanny. Une amie auquel je tiens à un point inimaginable. Nous avons passé nos années de collège ensemble puis elle a du démenager à Paris à cause de ses parents. J'ai enfin pu la revoir ce Vendredi 2o Juin. Puis, c'est avec elle que j'ai vécu le concert. C'était magique. Je ne réalise pas ce que je viens de vivre. C'est chez elle que je devais loger après le concert. Ou plutôt l'après concert que nous avons passé en boîte de nuit...
Je l'ai perdu dans la soirée. Alors que je commencais à perdre un peu mes esprits à cause de cette foutue alcool. Ils sont arrivés. Oui, Georg, Bill, Gustav, et Tom. A ma plus grande surprise. Je ne sais pas si j'ai réellement réalisé. Je me souviens avoir senti mon coeur battre plus vite. Puis à voir flou à cause des larmes qui m'envahissaient, à ne plus contrôler mes jambes qui tramblaient. Puis avoir cherché Fanny mais ne l'avoir pas trouvé. Puis Tom m'a invité à danser et... La suite vous la connaissez. Malheureusement.
Je sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête mais je n'ai pensé à rien. Quand j'ai réalisé ce qu'il s'était passé. Quand j'ai ouvert les yeux. J'ai voulu fuir. J'en ai oublié Fanny. Ma Fanny. Et, j'ai couché avec Tom. Mon Tom. C'était lui. C'était Eux. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. J'aurais aimé réaliser qu'ils étaient bel et bien à quelques centimètres de moi. Que j'avais cette unique possibilité que j'ai toujours ésperé, de leur dire ce que j'avais sur le coeur. Mais quelle c* nne putain. Je me rallonge sur le canapé et passe une main sur mon visage. Une larme coule le long de ma joue. Comme j'aimerais reculer le temps...
Je repense alors à ce concert. A eux, à lui, à elle. Tellement heureuse d'avoir enfin retrouvé leur sourire, l'ambiance de leurs concerts, leurs musiques qui me faisaient tant vibrer. Ich bin da qui à réussit à m'arracher un dernier frisson.
Le parc des princes. Tout se monde qui était là pour eux. C'était magique. Collés à la barrière cotée Tomien. Comme tant ésperé. Du bonheur à l'état pur. Un concert d'Adieu pour ce groupe que j'ai tant admiré. Ce groupe par lequel je respire. Ce groupe que j'ai aimé comme je n'avais jamais un groupe. Quatre garçons qui sont entrés dans mon c½ur. Et un qui m'avait frappé. Bien que je ne le connaissais pas réellement. Mais un amour qui disparaissait au fil du temps. Mais un chapitre de ma vie qui je ne pourrais jamais oublier. Et que je pourrais à présent encore moins oublier.
Tom. Aurais- je imaginé vivre ça un jour?. Non jamais. Et je ne l'aurais jamais voulu. J'aurais juste (comme beaucoup) rêvé de passer des journées entières de ma vie à leurs cotés. Je l'aimais. Je crois... J'aimais une image. Mais je l'aimais pour ce qu'il était et pas simplement pour son beau cul...
J'ai un pincement au c½ur. J'ai mal. Mais une lueur d'espoir commence à surgir dans mon c½ur. Vais-je me rapprocher avec ses quatre personnes si chères à mes yeux. Grace à ce qu'il s'est passé, ma vie va t'elle changer? Mais surtout... Tom va t'il m'appeler, ou ce c*nnard a t'il juste bien profité de moi comme il sait si bien le faire.
Mon ventre est vide depuis plus d'un jour bientôt. Mais je n'ai pas très faim. Je file prendre un truc à grignoter.
Il faut que je regarde mon portable. Je passe alors machinalement ma main dans ma poche mais il n'y est pas. Je cherche alors dans mon sac. Rien.Dans mes bagages. Rien. Je commence à paniquer. Je cherche partout dans mes poches, mes sacs, le salon. - putain il est où ce c*n. Tout sauf ça. Pas mon portable! Je garde espoir et fouille dans tous les recoins de mes bagages. Absolument rien. Enervé je balance mon sac contre le mur. J'appelle en vitesse Fanny avec le fixe. Mais elle ne l'a pas. J'appelle mon portable. Il est éteint. - puutttaaiiiiiiiiiin Je dois retrouver ce foutu portable.
Et imagine que je ne le retrouve jamais. Et si Tom m'appel un jour... Mon dieu. Je m'agite partout pour le trouver mais il n'est nulle part. Une larme roule le long de ma joue sans que je m'en rende compte, ma colère s'accentue, j'enfile rapidement une veste et vais en courant vers la gare où le train m'a déposé quelques heures plus tôt. Encore un unique espoir. *
- Désolé mademoiselle nous n'avons rien retrouvé. Démoralisé je pars m'assoir sur un banc qui se trouve devant un train près à partir. Un couple s'embrasse avant qu'un des deux monte dans le train. Une famille dépose leurs bagages. Une jeune fille seule monte en installant ses écouteurs. Un homme y pénètre le sourire aux lèvres avec élégance. J'observe ces gens qui ont chacun une vie différente, et qui pense sûrement à beaucoup de choses à ce moment. A leurs soucis à eux, leurs chagrins, leurs joies, leurs peines, leurs amours, leur vie, ou peut être à rien finalement. Puis une femme d'une soixantaine d'année assise à mes cotés me regarde étrangement. - ça va mademoiselle? Je la regarde étonnée, et lui répond d'un simple sourire et un hochement de tête. - Vous êtes sûr? - Oui oui merci...- Vous prenez ce train. - Non. - Et vous aimeriez? - Non je n'sais pas ou il mène.- Moi je sais. - ...- Chez l'homme que j'aimais.- Alors pourquoi ne montez vous pas dedans? - Car maintenant c'est trop tard. Ses yeux m'intriguent. Elle commence à me raconter sa vie mais ça ne me dérange pas. De toute façon je n'ai rien d'autre de mieux à faire à part espérer qu'un miracle me rapporte mon téléphone portable. - Il n'est jamais trop tard. - Maintenant si. Je ne peux pas le rejoindre simplement en prenant un train...-... - Si je peux te donner un conseil. Ne laisse jamais passer les gens que tu aimes. Ne recule jamais quoi que ce soit au lendemain et surtout... Ne joue jamais avec le destin. Je reste bouche B ne pouvant rien répondre à ses paroles. Je n'ai de toute façon rien le temps de dire que la dame disparaît en m'adressant un dernier sourire. Pourquoi m'a t'elle dit ça. Confié comme ça.
Je viens sûrement de recevoir un message clair. "Ne joue jamais avec le destin". Si j'ai perdu mon portable c'est pour la simple et unique raison que je ne reverrais et ne dois jamais revoir Tom. On y croit ou pas. Mais c'est sûrement un signe. C'était simplement une de ses foutu histoires sans lendemain rien d'autres. J'ai été de passage comme toutes les autres. Il va se réveiller tranquillement comme si de rien était. Un jour comme les autres. Et puis mon visage disparaîtra de ses pensées et plus jamais il se souviendra de moi. Il m'a même déjà sûrement oublié. Et moi j'ai trop cru en des choses impossibles. Trop aimé des gens n'en valant la peine. Une image, des images. " Ne laisse jamais passer les gens que tu aimes. " . J'ai beau réfléchir mais rien ne me vient.
Toute la scène redéfile dans ma tête. Je le revois me demander mon numéro. Fausse joie. Han je sursaute intérieurement. Il m'avait donné le sien... Mais oui! Trop impatiente je rentre en vitesse chez moi.
*
Mais,
Decidemment le destin est bien le plus fort. J'ai perdu aussi ce p*tain de papier. Je crois l'avoir laissé s'envoler en partant en larmes de l'hôtel... C'est fini. *
Chapitre pourri.
Merci quand même pour tout *